La présence de l’autre
La présence de l’autre, chemin d’espérance, est inévitable voire essentielle et sacrée pour harmoniser et donner sens à ma vie; sans l’autre ma vie tourne en rond, sans l’autre elle ne peut pas trouver, acquérir son véritable horizon ultime. L’autre est l’unique miroir de ma vie, il ou elle me permet d’atteindre mon identité, ma dignité et ma liberté sociale, humaine et spirituelle. Sans l’autre, je n’aurai aucune alternative et aucune raison d’être « Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. » Et l’homme dit: « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! On l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme » (Gn2,22-23). L’autre dans son ensemble c’est moi, sans moi. L’autre, mon prochain, mon semblable est comme le pont qui lie, unit mon existence à la Source de vie.
L’autre demeure le tunnel pour me conduire vers l’Autre suprême pour l’authentique vie. L’autre par sa présence autour de moi, est le chemin qui me mène au bonheur tant espéré, visé et rêvé. L’autre n’est que moi d’une autre manière, qui m’habite, qui m’interroge, qui me stimule à être ce que je devrais être, enfant créé à l’image du Créateur. L’autre est donc à prendre soin, à protéger, à servir, à apprivoiser, à pardonner, à aimer. L’autre, au quotidien, constitue de bien des manières mon parcours malgré moi. Il est l’autre moi-même avec qui je dois m’ajuster à collaborer, à aider, à témoigner pour avoir la véritable vie.
Et Jésus a déclaré : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt25,40). L’autre me relie au Christ. Il reste celui qui me permet d’harmoniser le tout de mon être et de mon existence comme personne. C’est pourquoi, l’autre devrait être toujours ouvert, accueillant, soucieux, respectueux, humble, compatissant, généreux, reconnaissant, charitable, responsable…face à son semblable. L’autre par sa présence m’interpelle sans cesse à équilibrer, à ajuster ma vie pour être concrètement l’autre en sa présence.
Et vous que pensez-vous de l’autre, de sa présence dans votre vie?
Que nous soyons l’un pour l’autre de vrais rayons, des faisceaux de bonté, d’entraide, de paix, d’altérité, d’amour entre nous pour permettre à l’autre d’être lui-même durant notre passage sur l’univers terre.
Feuillet paroissial