Regarder Dieu
Quand mon intelligence vacille devant la création de Dieu, devant le fait que le soleil n’est qu’une, parmi des milliards d’étoiles de notre galaxie et qu’il y a de multiples galaxies…, je me demande bien qui je suis et qui Il est pour que nous ayons une véritable relation de proximité.
La foi de Job m’inspire. Il a subi tous les revers imaginables, toutes les misères, après avoir connu la prospérité. Malgré cela, il proclame que son rédempteur est vivant: « Je sais bien, moi, que mon rédempteur est vivant, que le dernier, il surgira sur la poussière. Et après qu’on aura détruit cette peau qui est mienne, c’est bien dans ma chair que je contemplerai Dieu. C’est moi, qui le contemplerai, oui, moi ! Mes yeux le verront, lui, et il ne sera pas étranger. Mon coeur en brûle au fond de moi. » ( Job, 19, 25-27)
Ne plus être une étrangère pour Dieu ! Qu’Il me connaisse, moi, la si infime moi dans l’univers ! Comme pour Job et peut-être, comme pour tous les humains, cela répond à mon désir le plus profond. Saint Augustin dit : « Tu nous a faits pour toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos tant qu’il ne repose en toi. »
En attendant ma place dans l’éternité, si je le regardais dans un coeur à coeur silencieux, ou dans la splendeur de ses actes et de ses paroles relatés dans les Évangiles, ou dans les beautés de la nature, ou dans le regard d’un enfant ou d’un vieillard ?
Si mes yeux le regardent, Il ne sera plus un étranger, je ne serai plus une étrangère. Nous serons les plus grands amis. Et je le suivrai
Feuillet paroissial