La reconnaissance…
Dans un monde qui va si vite, j’ai comme l’impression qu’on passe bien à côté de ce qui est prioritaire et essentiel. Alors à quoi bon se gonfler d’orgueil en ce monde? À quoi bon avoir tant de compétitions? Toutes les compétitions à quoi ça mène? Si l’être humain n’accorde pas la priorité à ce qui est éternel! Or, la vie est comme un feu de paille qui se consume juste en un instant. Il serait précieux tout simplement de savoir mieux l’accueillir gracieusement et généreusement, de manière humble avec grande reconnaissance. « La reconnaissance est la mémoire du cœur », phrase attribuée, à Hans de Christian Andersen, écrivain, poète, et à Jean-Baptiste Massieu, éducateur spécialisé dans l’apprentissage des sourds. La vie se nourrit de la reconnaissance, mémoire du cœur.
La vie est un trésor tellement précieux et fragile qu’il faudrait la traiter avec beaucoup de délicatesse, de tendresse et de gratitude pour qu’elle ne file pas entre les doigts pour éviter tout regret demain, à l’avenir. Est-ce que je la laisse grandir et s’épanouir en moi comme enfant de Dieu tout en étant reconnaissant à l’Auteur de la vie? Jésus demanda au Samaritain « Tous les dix lépreux n’ont-ils pas été purifiés? Les neufs autres, où sont-ils? » (Lc17,11-19). Or, il n’y a qu’un Samaritain, voyant qu’il était guéri, s’est retourné pour glorifier Dieu, en se jetant la face contre terre aux pieds de Jésus. Savoir dire merci, rendre grâce pour les bienfaits, les guérisons, les purifications, le pardon et l’amour reçus, sont davantage sources de bénédiction et de sainteté.
Au Samaritain, alors Jésus dit « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé » A cause de sa gratitude envers Dieu, il n’est pas seulement guéri et purifié mais il est sauvé. Qu’à l’instar de ce Samaritain, l’être humain puisse faire sienne son attitude afin de pouvoir recevoir davantage des pluies de grâce en abondance pour l’éternité. Saurions-nous oser davantage consacrer du temps pour reconnaître l’importance des autres dans ma vie sans nous fermer dans l’ingratitude? Saurions-nous miser sur l’Autre, le Père Créateur afin d’être proche des autres dans les réalités de notre vie tout en rendant honneur et gloire à Dieu? Il serait sage et bénéfique de penser à prendre soin de notre vie intérieure pour mieux aider d’autres dans la leur, sur ce chemin tissé d’embûches et de joies, tout en étant reconnaissant à l’Auteur de la vie.
Feuillet paroissial