Quelle attitude à avoir face aux nouveaux arrivants : Différence, tolérance et accueil

Luc Blanchette

 

La richesse d’une société se mesure à sa capacité d’ouvrir ses bras à ceux qui viennent d’ailleurs.

Face aux nouveaux arrivants, la différence ne doit pas être perçue comme une menace, mais comme une opportunité unique d’apprentissage et de partage de connaissance et de culture. C’est ici qu’intervient la tolérance, qui est le premier pas essentiel : elle consiste à accepter l’existence d’autres modes de vie et/ou de croyances sans les juger et sans les préjugés…

Cependant, la tolérance seule reste plutôt passive. Pour bâtir une communauté réellement solidaire et unie, il faut faire plus encore, passer à l’accueil. Accueillir, c’est aller activement vers l’autre, lui sourire, lui offrir un espace sécurisant et l’accompagner dans son intégration. Imaginer quand vous faites un voyage, et que les gens du pays, ne vous sourit pas, ne vous aide pas, ne vous conseille pas, vous penserez que les gens de ce pays sont froids et indifférents. En transformant cette peur de l’inconnu en un élan de générosité et de compassion, nous transformons notre paroisse en espaces de paix. Essayer de vous mettre à la place de ces gens parfois déraciner de leurs pays et de leurs familles. Anecdote : j’ai demandé à mes voisins qui sont originaires du Liban, pourquoi, ils avaient immigré, ils m’ont répondu sans hésitation, qu’ils avaient peur pour leurs enfants, nulle réponse n’est plus légitime.

Notre hôpital ne pourrait pas fonctionner sans l’apport de tous ses immigrants, de même à l’Université et au CÉGEP de l’Abitibi-Témiscamingue, entre 15% et 35% des enseignants et des enseignantes sont de nationalités étrangères. Beaucoup de restaurants ne trouvant pas de repreneurs de leurs commerces ont transféré à des entrepreneurs néo-québécois.

Finalement, célébrer la diversité et pratiquer l’hospitalité nous grandit tous, créant un tissu social plus fort et résilient, n’est-ce pas là un bel enseignement de notre église. Aimez-vous les uns les autres, n’est-ce pas un commandement majeur prononcé par Jésus-Christ lors de la Cène !