Avons-nous confiance?
Plusieurs observateurs prétendent que c’est en Amérique du Nord que l’angoisse et l’anxiété atteignent des sommets. La psychologie décrit l’angoisse comme une « sensation pénible de malaise profond, d’extrême inquiétude, déterminée par l’impression diffuse d’un danger vague, imminent, devant lequel on reste désarmé et impuissant. » Cette définition nous dit-elle quelque chose? C’est alors que la « petite pilule du bonheur, » l’antidépresseur, essaie de tempérer les effets reliés à l’angoisse. Une personne très angoissée peine à ressentir de la joie, à avoir confiance en quiconque. Même les proches peuvent devenir une menace.
Les situations angoissantes sont nombreuses dans la vie d’une personne. Il est même normal que nous soyons tendus face à telle décision à prendre, par exemple. Mais si elles s’installent à demeure, elles se manifestent par un profond désarroi, une inquiétude constante devant l’avenir et elles touchent même jusqu’aux raisons d’exister.
Jésus a connu l’angoisse au Jardin des Oliviers. Il a même prié son Père de l’en délivrer. Saint Paul, pour sa part, demande : « Qu’est-ce qui peut nous séparer de l’amour du Christ? » Serait-ce la faim, les persécutions, les détresses, les contraintes, l’angoisse? Le Psaume 107 répète que de toutes nos angoisses, le Seigneur nous délivre. Non qu’il les fasse disparaître, mais il procure la paix quand l’angoisse nous étreint et que nous nous tournons vers lui en toute confiance. Fais-lui confiance, et lui il agira!
Feuillet paroissial