LA JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES

Père Martin Ngoy

 

La Journée mondiale des pauvres est une célébration instaurée au sein de l’Église Catholique par le pape François à la suite du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde en 2016. Elle a lieu chaque année le 33e dimanche du temps ordinaire (et cette année c’est le 15 novembre).

Cette journée vise à encourager les communautés chrétiennes à ne pas seulement considérer la pauvreté comme un concept lointain ou une statistique, mais à aller à la rencontre des personnes en situation de précarité (itinérants, exclus, malades, prisonniers, migrants).

Au-delà de la prière, les paroisses, diocèses et associations sont invités à organiser des initiatives solidaires, des repas partagés et des temps d’écoute. Au Vatican par exemple, pour marquer cet événement, Le pape célèbre traditionnellement une messe solennelle en la Basilique Saint-Pierre, suivie d’un grand repas offert à des milliers de personnes démunies au Vatican, souvent en collaboration avec des bénévoles et des ordres caritatifs.

Et à l’occasion de cette 10e Journée mondiale des pauvres, le Pape Léon XIV invite l’Église et la société à reconnaître les pauvres non comme des objets de charité, mais comme des acteurs essentiels de l’espérance et du renouveau évangélique. Dans un contexte mondial marqué par de nouvelles vagues d’appauvrissement, le Saint-Père rappelle que l’aide aux plus démunis relève d’abord d’une exigence de justice, avant d’être un simple geste de charité, et exhorte à développer des politiques concrètes pour garantir à tous l’accès au travail, à l’éducation, au logement et à la santé.

Dans les diocèses du monde : Chaque Église locale décline la journée à travers des collectes, des rencontres fraternelles et des temps de sensibilisation pastorale. Mes frères et sœurs, le Christ s’identifie de manière indissociable aux plus fragiles, aux affamés, aux assoiffés, aux étrangers, aux nus, aux malades et aux prisonniers (Mt 25, 31-46). Notre relation à Dieu ne se mesure pas seulement à des rituels ou à des discours, mais à l’amour concret porté aux plus démunis. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait.»