Ce Dieu absent!
Nous ne sommes pas à une contradiction près, vous savez. De nombreux analystes nous le remettent souvent sous le nez. Il nous arrive même de nous contredire dans la même phrase. Mais où est-ce que je veux en venir avec cette bizarre entrée en matière? À ceci, qui est tout simple.
N’avez-vous jamais entendu cette affirmation selon laquelle Dieu n’intervient pas, laisse faire, bref, qu’il n’existe donc pas. S’il existait, nous en aurions connaissance, au moins par les signes ou les effets qu’il laisserait de son passage. Or, tout va de plus en plus mal. Les malheurs nous entourent. Des innocents meurent lamentablement. L’angoisse nous tient. Complétez cette énumération si vous voulez. Mais si Dieu existait, et si c’est vrai qu’il nous aime, il interviendrait, forcément!
Alors, pourquoi je parle de contradiction?
Ce qu’on refuse de voir, c’est que nous avons, comme société, délibérément jeté Dieu dehors. Nous lui avons dit de sacrer le camp. Nous ne voulons plus le voir ni en entendre parler! De trop et inutile! Et après tout cela, nous nous indignons de de son absence. Quelle contradiction!
Pourtant il agit. « Voici que je frappe à la porte de votre cœur… » Jésus, venu pour nous révéler qui est son Père, se plaint : « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu! » Puisque vous ne voulez pas, poursuit-il, « elle va vous être laissée déserte votre maison. Car, je vous le dis, désormais vous ne me verrez plus, jusqu’à ce que vous disiez : « Bénis soit au nom du Seigneur celui qui vient! » » (Mt 23, 37-39).
Il est absent? Non! Mais il nous abandonne à notre liberté.
Feuillet paroissial