La Croix Glorieuse
Mes frères et sœurs, le 14 Septembre de chaque année, nous célébrons la Croix Glorieuse, la Croix de Jésus. Dans l’Ancien Testament, la croix était l’arbre de la honte et de la mort, le châtiment réservé aux criminels. Mais Dieu en a fait un arbre de vie et de victoire.
Lorsque nous vénérons la croix de Jésus, nous ne pratiquons pas l’idolâtrie; nous faisons mémoire de tout ce que Dieu a accompli pour nous par la croix de Jésus. La croix devient pour nous le symbole de l’amour de Dieu pour l’humanité et de la victoire de la vie sur la mort.
Par ailleurs, dans le livre de l’Exode (chapitre 25, versets 18 à 22), Dieu lui-même donne des instructions au peuple d’Israël sur la manière de construire et de décorer l’Arche de l’Alliance : « Façonnez deux chérubins en or, placez-les de part et d’autre, et mettez l’Arche de l’Alliance au milieu. » Il ne s’agissait pas de l’idolâtrie, mais d’un signe de la présence de Dieu.
De même, dans le livre des Nombres (chapitre 21, versets 1 à 9), lorsque les peuples d’Israël ont provoqué Dieu dans le désert, Dieu les a sanctionnés. Il a envoyé des serpents qui les ont mordus, causant la mort de beaucoup d’entre eux. C’est alors que Dieu a ordonné à Moïse de fabriquer un serpent de bronze. Et tous ceux qui ont regardé ce serpent (placé sur le poteau) avec foi étaient guéris de leur morsure. Ce n’était pas de l’idolâtrie, mais simplement un signe de la présence de Dieu.
C’est pourquoi, pour nous chrétiens, la croix de Jésus — que nous avons dans nos maisons ou que nous portons sur nous — nous rappelle que Jésus est mort sur la croix pour nous sauver et qu’il est ressuscité le troisième jour. Ainsi, les difficultés et les épreuves que nous rencontrons dans la vie constituent la croix que nous portons nous aussi.
Et comme Jésus a porté sa croix jusqu’à la fin, nous aussi, ne nous décourageons pas. Au contraire, plaçons notre confiance en Dieu et il nous ressuscitera comme il l’a fait avec Jésus.
Feuillet paroissial